Le don de gamètes

Le don de spermatozoïdes.

Les premières banques de sperme apparaissent aux Etats-Unis et au Japon. En France, il faut attendre 1973 où l’une est créée à Necker par le Professeur Albert Netter et l’autre à Bicêtre par le Professeur George David. Puis, progressivement, va se mettre en place le réseau des CECOS au niveau national. On en dénombre un peu plus d’une vingtaine répartis sur tout le territoire et rattachés au niveau des CHU (Centre hospitaliers universitaires).
Le don de sperme répond à des règles précises posées dès 1973 par G. David avec notamment un principe de gratuité et d’anonymat. Cela avait initialement pour vocation de préserver les donneurs, les receveurs et l’enfant à venir. La sélection des donneurs passe principalement par une consultation médicale durant laquelle le consentement des deux membres du couple est requis.
Un interrogatoire médical permet ensuite de rechercher la présence d’éventuels risques avec notamment une enquête génétique et la constitution d’un arbre généalogique. Enfin, on va évaluer la qualité du sperme (volume, mobilité, forme, présence d’anticorps antispermatozoïdes,…) et faire remplir au donneur un questionnaire épidémiologique afin de déterminer si le sperme pourra être utilisé. Plus d’infos

Le don d’ovocytes.

Le don d’ovocytes est plus récent puisqu’il a été introduit en 1986-1987 mais le nombre de dons est bien moins important que pour le don de sperme. La gratuité et l’anonymat restent la règle.
La sélection des donneuses passe par un bilan infectieux, hormonal, échographique, génétique, psychologique et anesthésique. La procédure est donc plus lourde que pour les donneurs de sperme.
Pour le mari de la donneuse, seul le bilan psychologique est requis. Le couple doit également donner son consentement pour le don d’ovocyte. Plus d’infos