Delf a écrit :
Monsieur,
Je crois qu'il n'y a pas de règles. Chaque enfant né d'un don vit différemment son existence. Si j'ai pu souffrir de ne pas avoir su enfant ou de parfois ne pas me sentir à ma place dans certaines situations, je n'ai jamais remis en cause le choix de mes parents, que je trouve courageux pour l'époque (c'était en 1977). e que je retiens surtout, c'est l'amour dans lequel j'ai été conçu; amour de ma mère, amour de mon père qui a permis à ma mère de l'être, mère, amour du donneur qui a fait par là un geste inouï de don de soi "gratuit", puisqu'il n'attendait rien en retour.
Interrogez-vous sur vos motivations, sur les raisons qui sont à l'origine de ce choix. Si votre geste a pour but d'aider, je le trouve noble et je vous encourage. Mais il est sûr que votre geste va changer la vie de plusieurs familles, la vôtre en premier lieu. Car un tel don n'est pas sans conséquences pour celui qui le fait.
J'espère vous avoir fait une réponse qui vous permettra d'enrichir votre réflexion.
Bien à vous
A Toutes et A tous
Bonjour,
Comme vous le dites si bien il n'y a pas de règle. Je suis donneur (en cours de don) et bien entendu je suis taraudé par ce genre de questions. Je pense tout simplement que les parents (receveurs) ont avant tout un rôle de parents comme il aurait eu si 100 % de la conception avait été de leur fait. Un rôle d'éducation, d'amour, de partage, de protection …
On ne peut cependant pas oublier cet apport extérieur, on ne peut pas le nier et le cacher, l'enfant peut être informé de sa conception en mots simples et dès le plus jeune âge. Je suis par contre beaucoup plus mitigé sur la levée de l'anonymat qui ne me semble pas oportune (ormis dans des cas vitaux … apports en cellules compatibles du donneur)
Je suis de ceux qui pensent qu'un enfant dans un couple se sentira bien si le couple va bien. Qu'il soit issu de ce couple, d'une adoption, ou d'une AMP avec donneur. L'enfant aura d'autant plus envie de rechercher son "géniteur" qu'il se sentira mal avec ceux qu'il a comme père ou mère au quotidien, le vrai problème est là et non pas dans le fait qu'il soit issu d'un don, d'une adoption.
Pour ma part je me suis interrogé longuement sur MES et NOS (avec ma femme) motivations à être donneur.
1/ ma motivation principale : je suis donneur de sang et donneur d'organes en cas de décès
2/ Après avoir une un doute sur nos possibilités d'avoir des enfants avec mon épouse, nous en avons eu 2 et naturellement (1 fausse couche entre les deux). Cette chance nous savons que d'autres ne l'on pas et qu'un coup de pousse peut les y aider
3/ Dans notre entourage nous avons recensé plus de 11 couples qui ne peuvent en avoir (7 dus à l'homme, 3 dus à la femme, 1 les deux) et l'adoption est cruellement difficile pour la plupart ils ont dépassé 5 ans d'attente et n'ont toujours pas eu d'enfant.
4/ Le corps de mon épouse ne supporte plus les contraceptif, moi je ne peux utiliser de préservatifs. Alors j'ai proposé à ma femme de me faire vasectomiser. Pré-requis du chirurgien : une auto-conservation, alors nous avons dit que tant que faire cela autant aller plus loin et faire le don de ce qui nous a été offert.
A : Gobelin mâlin : fais ton choix en ton âme est conscience. Ce don est gratuit, généreux et seule la vie de celui ou plutot ceux qui en découleront fera qu'ils "te" remercieront ou pas, qu'ils "SE" sentiront bien ou pas. Si c'est bon pour toi et que tu peux le vivre avec le détachement nécessaire, vas-y sinon mieux vaut ne pas y aller.
Un point à ne pas négliger dans ta décision, la modification de la loi de bio éthique portant sur la levée de l'anonymat du donneur
Tu peux aller voir : http://www.assemblee-nationale…..thique.asp tous les travaux de nos parlementaires et des personnes consultées.
Cdt